MOBI-GEEK où l'information devient utile pour le marketer mobile

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21 juin 2011

SEO MOBILE

par Marie X 

Cet article est un résumé de que j'ai dit au SMX Paris en compagnie de David Degrellelors de notre conférence sur le « Référencement local, mobile et social« . J'y ai abordé la problématique du référencement mobile, qu'il s'agisse d'un site internet dans sa version mobile aussi bien que du référencement d'une application dans l'App Store ou l'Android Market. Mais tout d'abord, il nous faut prendre le sujet par le début et détermine qui sont les mobinautes.

Le profil des mobinautes

Quelques chiffres pour mieux cerner les utilisateurs de téléphones mobiles type smartphone, c'est-à-dire capables d'aller sur internet :

  • 15,5 millions de mobinautes
  • 1 internaute sur 4 est mobinaute
  • profil « expert du web »
  • moins de 35 ans
  • citadin

En ce qui concerne l'équipement des mobinautes qui accèdent à des sites marchands depuis leurs téléphones, il faut reconnaitre que l'iPhone conserve encore une large avance d'après les chiffres que j'ai trouvés et qui concernent la France. Impossible de retrouver la source, je prends donc vos commentaires très au sérieux ;)

Si vous en doutiez, l'iPhone a joué un rôle primordial dans le développement du web mobile. Pour l'anecdote je connais même des gens qui ne sont capables d'aller sur le web que depuis leur smartphone !

Le nombre de mobinautes est donc en forte croissance depuis 2009 et son augmentation suit celle de l'équipement des clients en smartphone. En effet, 31% des usagers du téléphone mobile sont maintenant équipés d'un smartphone, avec une croissance de 60% en 1 an !

Parmi les mobinautes, 26% d'entre eux utilisent une application mobile. J'ai entendu à la radio l'autre matin que 1 mobinaute sur 4 utilisait une application mobile avant même de sortir de son lit ! Sur Facebook on compte 10 millions de mobinautes contre 10,7 millions sur Google.

Le potentiel commercial du M-Commerce

Le M de M-Commerce est bien le M de Mobile. Il ne faut pas négliger ces acheteurs là, estimés au nombre de 3 millions de personnes par CCM Benchmark. Et on peut s'attendre à une croissance importance de ces acheteurs dans les prochaines années.

Voici le top 3 des biens les plus achetés à partir d'un téléphone mobile, application mobile non incluse :

  1. billet de train
  2. biens culturels
  3. vêtements

Donc les acheteurs mobinautes choisissent des biens simples et peu couteux.

Les raisons d'un achat depuis un terminal mobile sont les suivantes :

  • pas d'accès à un ordinateur et donc ne peut pas faire autrement que de passer par un mobile (ici le billet de train s'explique tout à fait bien)
  • la contrainte de temps : il peut s'agir d'une vente flash, d'une enchère, ou d'un billet de train ;
  • pour occuper un temps mort où on n'a rien d'autre à faire et où on essaie de s'occuper : le billet d train se justifie aussi, il faut avoir du temps devant soit pour acheter un billet de train ;)
  • la conclusion d'un achat préparé ailleurs

Si le mobile n'est pas forcément la plateforme la plus utilisée pour faire un achat, il correspond à un type de comportement bien spécifique et donc à un type d'achat à prendre en compte quand on se lance dans le m-commerce.

Les particularités du web mobile

De part la taille des téléphones mobiles et en particularité de leur écran et clavier, lesrecherches sur mobile utilisent 2 à 3 mots clefs, pas plus. Très logiquement les requêtes utilisant la géolocalisation sont très importantes (par exemple pour rechercher un restaurant, un hôtel, etc…). Il faut prévoir des versions mobiles à l'interface simple, au chargement 2 fois plus rapide que pour un ordinateur, au design épuré de presque tous les graphismes, en évitant javascript et en bannissant flash (on va y arriver, courage !). Il est conseillé d'utiliser un sous-domaine pour sa version mobile plutôt qu'un nouveau domaine qui va dérouter d'avantage le mobinaute. Enfin, si vous souhaitez rediriger les mobinautes sur votre version mobile, faites le de page à page et non pas en renvoyant tout le monde vers l'accueil quelque soit la page demandée car c'est très agaçant :(

Optimiser son site pour le web mobile

Ne m'en voulez pas de reprendre mot pour mot la slide concernée par cette partie, elle était tellement bien faite :)

  • Mettez en place un sitemap pour mobile
  • Autorisez l'accès à Googlebot Mobile dans le robots.txt
  • Soignez le doctype
  • Redirigez les utilisateurs via user agent
  • Redirez les utilisateurs page à page
  • Géolocalisez vos sites sur les maps
  • Inscrivez votre site à Google Business Center
  • Insérez un numéro de téléphone
  • Inserez un lien vers une carte pour vous localiser
  • Référencez-vous sur les apps dédiées (lockly, qype, aroundme…)

source guide d'optimisation de sites web Google.

Le référencement dans l'App Store d'Apple

J'ai trouvé assez amusant de travailler sur les 2 parties qui suivent. En effet, cela fait de nombreuses années que je ne m'occupe plus que du référencement dans Google, exit AltaVista, Lycos et Ecila de mes débuts ! Plancher sur le référencement des apps dans l'App Store d'Apple a donc été un bol d'air assez appréciable.

Tout d'abord il faut savoir que les utilisateurs de l'iPhone trouvent les applications de la manière suivante :

  • dans le top 25 des applications (très difficile d'y entrer)
  • dans la sélection Apple (opacité de ce classement)
  • dans le classement par catégorie (ici on a une chance de s'y placer alors on va plancher le sujet)
  • grâce au moteur de recherche interne (le nom de l'application est primordial)

Les critères suivants sont déterminants pour booster les téléchargements de votre application :

  • le titre de l'application doit être explicite ! Idéalement un mot clef important devrait s'y trouver
  • le prix est important, il semble qu'il y ait une barrière psychologique à 1 euro (Pierre-Olivier Carles semble dire que la barrière est plus élevé, mais lui n'est pas auvergnat ;) )
  • l'icône doit être descriptive et de très bonne qualité

Quand on lance sa propre app, l'objectif est donc le top 5 du classement par catégories, car c'est celui qui reste assez accessible. Pourquoi le top 5? Et bien parce qu'il y a 5 applications visibles sur l'écran sans scroller ;)

Les critères de mise en avant de votre application se basent à priori sur :

  • le nombre de téléchargement des 3 ou 4 derniers jours
  • l'avis la notation ne seraient pas pris en compte mais il sembleraient qu'ils en soient question pour l'avenir, je n'ai pas trouvé d'avis tranché sur la question

Quelques conseils :

  • il faut viser le WE car c'est le WE où les gens téléchargent le plus d'apps. Ainsi, si le classement se base sur le nombre de téléchargement des 4 derniers jours, il faut mettre la dose de publicité, RP, communication diverse et variée, baisse de prix voire prix à zéro les 4 jours précédents le WE
  • en case de mise à jour importante de l'application les avis sont remis à zéro. Faites en votre allié si jamais vous avez eu trop de commentaires négatifs ;)

Pour l'anecdote, la RATP proposait son application premium à 1,59 €. En divisant le prix par 2 et en le passant à 0,79€, le nombre de téléchargement a été multiplié par 3 ! Donc le prix est vraiment un critère important pour votre application.

Le référencement dans l'Android Market

J'avoue n'avoir jamais utilisé de téléphone tournant sous Android et je le regrette beaucoup. L'Android Market de Google se caractérise par sa navigation par moteur de recherche et le classement des applications semble beaucoup plus difficile à appréhender. Rien de surprenant de la part de Google finalement !

Les critères de classement dans l'Android Market semblent être les suivants :

  • le nombre de votes
  • le résultat des votes
  • le taux d'installation de l'application
  • le taux de désinstallation de l'application
  • les statistiques sur l'usage de l'application
  • le taux de croissance des téléchargements
  • la continuité de la croissance des téléchargements

Bien entendu (mais cela doit être aussi le cas de l'iPhone, j'en suis certaine) cela suppose que nous sommes partiellement (voire plus) espionnés dans l'usage que nous faisons de notre mobile.

Voilà une partie de la conférence résumée dans ce post. La semaine prochaine je vous parlerai de la seconde partie que j'ai traitée : le référencement social :)

http://www.pink-seo.com/blog/seo-mobile-1241


Mobile et réalité augmentée : Nina Ricci est bien dans « l’Air » du Temps !


Notre dernier billet mettait en lumière l'application Fiat Street Evo destinée au lancement de la dernière Punto Evo.

Cette fois-ci, changement d'univers, et plein feux sur la dernière campagne Nina Ricci.

A  l'occasion de la sortie de son nouveau parfum baptisé « L'Air », Nina Ricci (en partenariat avec Nocibé) propose une application mobile événementielle, développée sur iPhone et Androidreposant sur le concept de la chasse au trésor en réalité augmentée.

 

Realite Augmenté Nina Ricci

Realite Augmentée Nina Ricci

Que vous réserve l'application « Prendre L'Air » ?

- Tout d'abord,  qui dit nouveau parfum, dit présentation !

Une rubrique est donc consacrée à la mise en lumière de la dernière fragrance avec en bonus photos et vidéo.

 

- Le jeu  de la chasse au trésor en réalité augmentée :

Dans toutes les villes où Nocibé est implanté, vous pourrez (en utilisant la fonction appareil photo de votre téléphone) retrouver les colombes cachées en réalité augmentée.

 

 

Un système de m-couponing a également été mis en place pour booster le trafic dans les points de ventede Nocibé :

M-Coupon Nina Ricci

M-Coupon Nina Ricci

- Enfin, pour apporter un maximum d'information à l'utilisateur, un dernier volet lui permet de  géolocaliser les magasins Nocibé proches de lui(« store Locator »).

Pour conclure, nous féliciterons l'agence Wayma pour la réalisation de  cette application mêlant astucieusement réalité augmentée et m-couponing !

Un mini site event, hébergé chez Nocibé, complète également le dispositif mobile afin d'offrir au plus grand nombre la possibilité de participer :http://ow.ly/53iSG

 

Petit bémol : dommage que le formulaire d'inscription ne comporte pas un module facebook connect afin d'en faciliter le remplissage, aide fortement appréciée sur mobile, et surtout de jouer la carte sociale, impérative à notre sens sur ce type d'opération.




http://www.semply-social.com/tag/m-couponing/

E-marketing : M-couponing : Un lien de proximité inégalé

Aller plus loin dans la dématérialisation de l'offre commerciale, telle est l'ambition du m-couponing. Après le e-coupon, le m-coupon dynamise le marché des bons de réduction en créant un lien de proximité inégalé avec ses utilisateurs. Géolocalisation, personnalisation des offres promotionnelles, centralisation des informations, tracking et solutions innovantes et créatives : les annonceurs regardent le m-coupon d'un œil bienveillant, tant les atouts en termes de marketing sont prometteurs. Reste que ces solutions mobiles en sont à leurs premières heures et se heurtent encore à des freins technologiques et organisationnels majeurs.

Elément indispensable à toute opération promotionnelle, le coupon de réduction connaît une révolution numérique en migrant peu à peu sur le mobile.15 millions de foyers utilisent des coupons en France chaque année, diffusés par environ 700 marques, ce qui représente un marché dynamique avec un potentiel de développement très fort. "Une manne à laquelle les marketteurs ont commencé à s'intéresser en 2003-2004, en envisageant la possibilité de développer des coupons sur mobile", indique Jean-Philippe Briguet, directeur d'Apocope. Cela a débuté avec des coupons MMS : un code promotionnel est envoyé par l'annonceur via un texto au consommateur, lequel code est ensuite ressaisi dans le système caisse de l'enseigne. "Cela fonctionne depuis quelque temps et les agences développent désormais des solutions innovantes afin de diffuser des m-coupons", commente Jean-Philippe Briguet. Le m-coupon se définit alors comme la dématérialisation d'une offre promotionnelle qui peut permettre à l'utilisateur de se servir de son smartphone pour faire exécuter une offre auprès d'une marque ou d'un service en ligne, ou sur un point de vente physique. Le dispositif englobe une réalité très large, le m-couponing regroupant tout ce que le mobile permet de réaliser pour créer du trafic sur un point de vente. Il peut alors prendre plusieurs formes et exploiter différentes solutions ou technologies.

La personnalisation poussée à l'extrême
Le m-coupon peut ainsi se rapprocher de ce qui existe aujourd'hui : un bon de réduction édité sous forme d'un code-barres ou code 2D sur l'écran du terminal mobile, à lire en caisse avec une douchette. "Cette version du m-coupon est finalement la transposition de ce que l'on connaît déjà sous la forme du couponing actuel : un bon à scanner, qui peut avoir une valeur technologique, temporelle, géographique, et peut être limité dans le temps, l'espace et en nombre", confirme Bertrand Jonquois, directeur de Nemo Agency. Le mobile permet par ailleurs de "burner" un coupon de manière à ce qu'il ne soit pas réutilisable. Le m-coupon peut également prendre la forme d'un bon édité sous forme de code privilège ou d'une image téléchargée par l'utilisateur depuis une application mobile ou un site mobile. Le consommateur présente ensuite cette image au point de vente afin de profiter d'une offre associée. "Mais il peut aussi prendre des formes totalement innovantes, comme ce que proposent Foursquare ou Facebook", souligne Bertrand Jonquois. A savoir des applications qui se basent sur l'activité des utilisateurs, la récurrence de leur fréquentation d'un lieu et leur géolocalisation afin de proposer des offres ultra-personnalisées. "Ces solutions que l'on qualifie de "pull" sont encore naissantes, mais l'on observe d'ores et déjà une progression très forte", confirme Jean-Philippe Briguet. Le mobile permet par ailleurs de proposer une offre promotionnelle nouvelle, plus ciblée et plus innovante. "Le mobile crée la possibilité de faire venir des gens à une avant-première de cinéma par exemple, avec un stock de places limitées", illustre Bertrand Jonquois. Les offres à venir se démarqueront par leurs différences, "car elles seront gérées en géolocalisation et en temporalité".

C'est en effet la grande force du m-couponing : la géolocalisation. C'est parce que l'utilisateur est à tel endroit qu'il reçoit une offre spécifique : le coupon en lui-même a alors une dimension géolocalisée. "Ce que j'appellerai la "géotemporalité" devient elle aussi plus précise : l'offre s'active uniquement dans des cas donnés, si la boutique est ouverte par exemple, ou à un moment précis de la journée", ajoute Bertrand Jonquois. Car de facto, le mobile peut intégrer les deux notions de temps et d'espace. La géolocalisation c'est également la capacité d'emmener le consommateur dans un point de vente, de lui faire franchir le seuil du magasin. C'est ce qu'analyse Pierre Gaymard, président de Wayma : "ce qui est intéressant par rapport au Web, c'est que le e-commerce a poussé le consommateur à réaliser ses achats en ligne, alors que le mobile crée du trafic en point de vente via les offres promotionnelles". Et ce grâce entre autres à la possibilité d'envoyer des m-coupons en push en repérant l'emplacement du consommateur puis en associant une offre à sa localisation. Ce qui permet de personnaliser entièrement des offres, un atout majeur du mobile. "En termes de fidélisation, il y a de très belles perspectives de développement pour les marques sur ce domaine", indique Pierre Gaymard. Tracking, suivi de l'usage des consommateurs, renseignement d'une base qualifiée : les atouts marketing sont nombreux.

L'autre aspect phare du m-coupon est évidemment l'entière dématérialisation du bon de réduction. Il dépasse ainsi largement le e-couponing, qui demande aux consommateurs de se rendre sur Internet, de chercher leur coupon et de l'imprimer pour ensuite se rendre en point de vente. Le mobile, lui, engendre l'immédiateté. Par ailleurs, le m-couponing permet une mise en œuvre facilitée des campagnes promotionnelles. "Si la marque a déjà une base de clients qualifiée et un CRM en place, il est possible de lancer une opération quasiment du jour au lendemain, explique Jean-Philippe Briguet, ce qui permet à l'enseigne d'être très réactive." Les agences proposent ainsi des offres packagées qui comprennent la création du m-coupon, sa diffusion, jusqu'au tracking et la mesure du taux de retour.

R.O.I
La dématérialisation permet également à l'annonceur de réduire ses coûts pour un taux de retour supérieur. Medhi Bouzou, président de l'agence Mobifid, explique ainsi qu'un coupon papier a un taux de retour de l'ordre de 3 %, tandis que celui d'un email est aux alentours de 5 %. "Le SMS, lui, compte un taux de retour d'environ 15 %, avec un taux de lecture de 90 % : mais il reste limité en terme de contenu et de graphisme", note-t-il. Quant au m-coupon, il a un coût limité, est aux couleurs de l'enseigne, avec la possibilité d'y intégrer des contenus riches, et il connaît aujourd'hui un taux de retour d'environ 15 %. Outre ces atouts, le m-couponing permet également d'appliquer de nouvelles solutions, d'aller plus loin en termes d'innovation. Ainsi, l'exemple de la géolocalisation indoor, qui creuse le concept d'offre contextualisée. C'est le domaine dans lequel Insiteo s'est spécialisé, comme l'explique Arnaud Masson, son directeur : "Le concept est de permettre aux enseignes d'être connectées à leurs clients via leurs mobiles quand ceux-ci sont déjà sur le point de vente", explique-t-il. Il suffit à l'utilisateur de télécharger une application sur son smartphone afin de recevoir des offres ultra-ciblées une fois dans le magasin. "Cela permet d'animer et de dynamiser un point de vente, et de transformer l'expérience utilisateur avec des outils ludiques." Une démarche innovante, donc, qui suppose également un nouveau rôle du consommateur, puisque le m-coupon demande à celui-ci d'être actif et attentif. "L'utilisateur est attentif à la qualité des offres proposées, souligne ainsi Bertrand Jonquois. Mais surtout, cela suppose qu'il effectue un check in sur son mobile ou accepte des solutions en opt-in pour se voir proposer des offres." Ainsi le consommateur se géolocalise de son plein gré, télécharge des applications qui lui semblent opportunes, et évite ainsi les offres promotionnelles intrusives. "Une application géolocalisée c'est de l'information pertinente pour le consommateur", rappelle Arnaud Masson. Par ailleurs, tant que l'usage est simple pour l'utilisateur et que le bénéfice est clairement exprimé, le m-coupon reste judicieux. "Quand on sait qu'aujourd'hui on approche les 15 milliards d'applications téléchargées sur smartphones, contre 3 milliards en septembre 2010, on comprend à quel point l'usage du mobile est rentré dans les mœurs", ajoute Mehdi Bouzou, président de Mobifid. Reste à déterminer si les campagnes mobiles sont efficaces et si elles ne sont pas à double tranchant. Proposer une promotion à un client fidèle, qui se rend déjà régulièrement dans le point de vente n'est-il pas inutile ? Non, si l'objectif marketing de la marque est de faire venir à un moment précis des consommateurs, rétorque Bertrand Jonquois. "C'est une vraie opportunité pour de nombreux cas, explique-t-il. Un restaurant qui n'est pas complet, une boutique en heures creuses, un événement ponctuel…" De plus, cela reste une offre promotionnelle, "donc même si l'utilisateur est déjà familier de la marque, il n'est pas au courant de toutes ses actions".

La récupération des données
Si les opportunités offertes pour le m-coupon à la fois pour les annonceurs et les consommateurs sont d'ores et déjà intégrées par les deux parties, restent des freins pour le développement des solutions de m-couponing. Des obstacles technologiques avant tout, comme l'explique Jean-Philippe Briguet. "Le choix des technologies et des prestataires est une étape compliquée." De plus, le problème se pose de façon différente entre les enseignes qui gèrent leurs propres coupons et les enseignes de distribution. "En termes de technologie, l'important sur le point de vente est de pouvoir récupérer les informations du coupon de façon digitale", indique ainsi le responsable. Pour ce faire, plusieurs solutions. La plus simple – et plus rétrograde – : saisir manuellement le code coupon qui apparaît sur l'écran du smartphone. "Mais cela ne peut fonctionner que pour une enseigne en circuit fermé, pour une question de tracking essentiellement", souligne Jean-Philippe Briguet. Autre solution, s'équiper de scanners capables de lire des écrans mobiles. Or aujourd'hui, environ 50 % du parc seulement est compatible. Troisième – future – possibilité : faire appel à la NFC (Near Field Communication), le principe du sans contact. "Il s'agirait alors de passer le mobile sur une borne, pour transférer les informations", explique Jean-Philippe Briguet. Bien que cela ne soit pas encore une réalité pour le consommateur, le développement s'accélère : un million de smartphones seront équipés d'ici à la fin de l'année de la technologie NFC. "Les constructeurs mobiles comme Google ou Samsung lancent sur le marché les dernières générations de mobiles équipés NFC." Et des magasins pilotes en France testent actuellement ce système auprès de leurs consommateurs. Si les choses avancent, Jean-Philippe Briguet ne prévoit pas d'usage de masse avant deux ou trois ans, le temps aussi de laisser aux enseignes la possibilité de tester leurs prototypes et d'équiper leurs points de vente.

La sécurisation de l'utilisation
Par ailleurs le m-coupon possède une caractéristique : il circule beaucoup plus facilement que les autres formes de coupon. D'où la nécessité d'assurer qu'il n'est bien utilisé et remboursé qu'une seule fois. "Il s'agit de s'assurer que chaque coupon a un numéro d'identification unique, indique Pierre Georget, PDG de GS1. C'est une problématique particulière et complexe." GS1 est ainsi en train de développer cette standardisation, pour une identification unique du m-coupon : le GCN, Global Coupon Number. L'idée étant de mettre en place une base centrale dans laquelle chaque coupon est répertorié. Ainsi, lorsqu'un annonceur émet un coupon, il déclare le nombre de coupons qu'il compte diffuser, et chacun se voit délivrer un numéro d'authentification. Ce numéro figure alors sur le coupon que recevra le consommateur. "Lorsque celui-ci utilise son bon de réduction sur un point de vente, le système de caisse sera à même d'authentifier le coupon et de transmettre son numéro au tiers qui se charge de la compensation, résume Pierre Georget. D'un point de vue sécurisation et remboursement du coupon, un coupon unique et dématérialisé est beaucoup plus fiable."

Dans la grande distribution cependant, les règles d'exécution des coupons organisées par les deux leaders Sogec et HighCo sont aujourd'hui considérées comme un autre obstacle par certains acteurs du marché. C'est le cas de Pierre Gaymard, qui explique : "pour pouvoir effectuer la compensation de coupons de réduction, ces sociétés ont encore besoin de preuves papier. Elles n'ont pas encore mis en place de solution pour compenser les coupons dématérialisés, ce qui ralentit considérablement le processus". Restent donc des freins technologiques pour le développement des m-coupons et des problèmes de lecture en caisse. "Mais tout ceci est en train d'évoluer, les enseignes rééquipent petit à petit leurs systèmes de caisses", se réjouit Mehdi Bouzou. Alors est-il temps pour les annonceurs de se lancer ? "Beaucoup d'enseignes pour l'instant organisent des campagnes de m-couponing avec parcimonie, afin de compléter leur solution CRM", observe Jean-Philippe Briguet. Selon lui, il est intéressant pour un annonceur de lancer les expérimentations dès aujourd'hui, afin de préparer les usagers et anticiper l'explosion du marché. Même son de cloche pour Mehdi Bouzou. "On observe une hausse du nombre d'applications téléchargées et une vraie volonté des consommateurs d'utiliser le mobile pour tout sauf pour téléphoner, analyse-t-il. Le m-coupon est un lien direct entre consommateurs et enseigne qu'il faut absolument exploiter." Et de conclure : "60 millions d'abonnés téléphoniques, 75 % des mobiles connectés à Internet : les chiffres parlent d'eux-mêmes. C'est maintenant qu'il faut y aller !"

Par Marion Roucheux

http://www.lenouveleconomiste.fr/e-marketing-m-couponing-4477/